Assassinat de Jeanne Barthélémy à Pourcieux
 

Jeanne BARTHELEMY est la veuve de l'aubergiste Jean Antoine BREST dit Tonin, jugé et fusillé à Saint-Maximin le 8 nivôse de l'an IX.
Environ une semaine avant d'être assassinée, devant des gendarmes, elle a regretté que son mari ait été condamné alors que des brigands bien plus dangereux se promenaient au vu de tous et sans être inquiétés dans Pourcieux. Selon François BOYER, cordonnier (procédure tome 2, p 185 et 186), Louis BREMOND dit "La Bedoque" qui passait dans la rue aurait entendu ses propos.

Le samedi soir, veille des Rameaux, Jeanne BARTHELEMY a été abattue dans la rue par plusieurs coups de feu, alors qu'elle sortait de la maison de Madame DESCRIVAN pour se rendre à son auberge. Elle tente de se mettre à l'abri dans la maison de Monsier de Rougemont mais elle trouve porte close, elle atteint la maison commune où des habitants la rejoignent. Elle demande alors à être transporté dans la maison de FERRY LA BLACHE où elle est pansée. Le chirurgien BRUN demeurant à Saint-Hilaire vient la soigner mais elle ne survit que quelques jours.
Le premier étage de cette maison était occupé par deux frère : Joseph ANDRE dit "La Tuilerie" et Martin ANDRE dit "La Tuilerie". Ce dernier étant considéré dans Pourcieux comme l'assassin de Jeanne BARTHELEMY.

Elle est décédée quelques jours plus tard le 29 germinal de l'an IX (19 avril 1801) âgée de 40 ans.

 
Acte de décès extrait du registrat d'Etat-Civil de Pourcieux